The Brutalist (Brady Corbet, 2024)
Il faut, pour aller vers sa propre destination, la violence de l’autre
Il faut, pour aller vers sa propre destination, la violence de l’autre
Je n’ai rien d’autre à transmettre que ma singularité, ma personnalité, en tant qu’elle est unique, insubstituable
La simple présence d’une personne étrangère, sans raison ni justification, peut arracher quelqu’un à sa vie quotidienne, traduire ses pensées dans une autre langue
Pour restaurer le mariage légitime, contractuel, voulu par les pères, il faut en passer par le sortilège d’une autre amour disruptif, envoûtant, déstabilisateur
Un vol déraisonnable, sans logique, ni cohérence, ni crédibilité, générant sans condition un pur plaisir de cinéma
Il faut, pour construire un récit national, faire parler les traces – qui heureusement résistent, gardent leurs secrets
Un pacte de suicide où l’appel de la mort détermine l’amour, et non pas l’inverse
Ni la vie, ni l’amour, ni la vérité n’ont de sens, pas plus que le jeu d’acteur qui les mime, alors il faut s’en retirer – c’est triste, on en pleure
Porter l’autre, en prendre le deuil, dans l’espoir de donner à ce qui aura été vécu une signification supplémentaire<<<;
Un film ambivalent qui embellit l’ambivalence d’une jeune fille envers ce qu’elle a à subir.
Du vacarme de la guerre, on ne peut rien dire : elle ne répond pas.
Une voix parle au nom du Rien (comme si tous les riens, la multiplicité des riens, ne pouvaient se rapporter qu’à ce Rien unique, en ruine)
La poésie qui reste, c’est le don d’une page vierge où écrire son secret
Un Christ déjà mort, sacrifié avant même sa naissance, anéantit l’avenir.
« Il faut que je te porte », dit la terre, et tu répéteras le cycle.