Skip to content
Métacinéma (plan)
Tout film pense quelque chose du cinéma, tout film est métacinématographique
Adresse au spectre de Jacques Derrida : pourquoi tant de défiance ?
DANS UN MONDE OÙ LA SPECTRALITÉ ENVAHIT TOUT, IL FAUT RENDRE JUSTICE AUX SPECTRES
Adresse au spectre de J.D., mon fantôme préféré
Quand s’écroule tout ce qui pourrait nous porter, restent les spectres
Pour identifier/déconstruire les spectres, je privilégie la voie du cinéma
IL Y A DANS TOUTE CROYANCE, DANS TOUTE VÉRITÉ, LA TRACE D’UN TÉMOIGNAGE
Adresse au spectre de J.D. : Il aura fallu, malgré tout, témoigner pour le témoin
Pour témoigner d’une trace ou d’un événement, il faut qu’il soit absent
Est réel ce dont on ne peut pas témoigner
Un film auquel on croit témoigne de ce qu’il est, en tant que film
CHAQUE FILM, MONDE DANS LE MONDE, MET LE MONDE EN ABYME
Le cinéma témoigne du réel en mettant la fiction en abyme
L’excès de mise en abyme produit, dans le même temps, du supplément et de l’anéantissement
UN FILM EST L’AUTO-BIO-CINÉMATO-GRAPHIE DE TOUS CEUX QUI Y CONTRIBUENT, Y COMPRIS LES SPECTATEURS
Adresse au réalisateur : tu fais incarner par d’autres le plus marquant de ta vie
Tu te sers du cinéma pour transformer ta vie, produire par un film la fiction réelle de ton auto-bio-cinémato-graphie.
Retrouver, par un film ultime, le plus singulier de son expérience
Pour qu’il y ait œuvre, il faut que la différance soit impossible à arrêter
Photographier, c’est contribuer à un crime, un meurtre, et c’est aussi dénier sa responsabilité