Skip to content
Ethiques (plan)
Un film déclare, parmi les éthiques, celle à laquelle il souscrit
Tu n’as jamais perdu de vue « l’éthique même » (adresse à Jack Y. Deel)
Tu puises ta puissance d’agir à la source inconditionnelle
D’une déclaration singulière, inconditionnelle, on peut faire une règle éthique, une loi, un commandement, si d’autres acquiescent
On ne peut pas annuler l’injustice mais seulement la réparer, car nul n’a jamais rencontré la justice comme telle
En affirmant l’œuvre inconditionnellement, en-dehors de tout calcul, de toute finalité et de toute transaction
Tu te retires pour laisser place à l’autre
Dans le désarroi, tu laisses venir le retrait
Pour préserver ta singularité, tu n’as pas d’autre choix que de te soustraire au monde
Tu te dégages du cycle de la dette, sans recourir à l’expiation ni au sacrifice qui le prolongerait
Par la culpabilité, la faute, la vengeance ou le châtiment, on ne s’extrait jamais du cycle de la dette
Il faut, pour nouer une alliance, dénouer les dettes et les engagements qui n’en relèvent pas
Pour rompre le cycle de la dette, il faut mettre en jeu un élément tout autre, absolument étranger
Adresse au lecteur : hospitalité et hostilité sont indissociables
L’hospitalité trouve un lieu, une demeure dans l’œuvre
Accueillir l’autre en privilégiant ses propres valeurs, chez soi, c’est une hospitalité fausse, factice
Pour offrir l’hospitalité, il faut d’abord être maître chez soi
L’irruption de l’extériorité, de l’étranger, de l’autre, rend le « chez soi » obsolète, il faut y renoncer
Il faut envisager l’hypothèse qu’à la source du tout, ait eu lieu le mal radical
Rien n’est plus « naturel » que l’hybridation, qui apparaît pour l’humain comme le pire des dangers
N’est digne d’alliance que ce qui, sans justification ni condition, s’impose en se dérobant
Faute d’amour ou d’alliance, il ne reste que le plaisir – j’en profite, et j’en pleure