Le souverain / son au-delà (plan)
D’un coup de force, le souverain fait la loi – et finit par crouler sous les exceptions
Il aura fallu que, souverainement, tu t’en prennes au souverain (adresse à Jack Y. Deel)
Plus la souveraineté est pure, inconditionnellement pure, plus elle mène à l’autodestruction
La croyance en l’identité met le sujet dans la dépendance absolue, mystique, de l’autre
Il n’y a pas de « chez moi » sur lequel je puisse compter
Il faut en passer par le plaisir, valeur positive, pour ressentir pleinement l’illusion de souveraineté
Faute d’amour ou d’alliance, il ne reste que le plaisir – j’en profite, et j’en pleure
Allégation souveraine et phallogocentrisme vont ensemble, aucune dénégation ne peut les dissocier
Les plus grandes civilisations ne protègent pas contre l’irruption soudaine de la barbarie
Avec le nationalisme, le racisme, c’est la violence originelle, irréparable et mortifère, qui fait retour
On ne sait jamais à l’avance en quoi consistent les extériorités, tout ce qu’on sait, c’est qu’elles arrivent, il est impossible de les en empêcher
On peut jouir de la violence sacrificielle, mais pour l’arrêter, il faut en sortir
La plus cruelle, la plus primordiale des violences, peut surgir dans l’intimité des rapports amoureux
MAL RADICAL – Il faut envisager l’hypothèse qu’à la source du tout, ait eu lieu le mal radical
Tu nous auras invités à conjurer, en œuvrant, le mal radical (adresse à Jack Y. Deel)
En son silence absolu, par sa non-réponse, le mal radical trouve une ressource supplémentaire de pouvoir et de cruauté
L’impardonnable est inoubliable, on ne pourra jamais le supprimer, le réparer ni le compenser
Il faut, souverainement, se frayer un passage au-delà du souverain