Le Camion (Marguerite Duras, 1977)
Regardez défiler le monde, les paroles blanches, incertaines, entre le froid du désert et la sécheresse de l’été, c’est la fin, le voyage s’arrête (comme la vie), on ne voit plus rien
Regardez défiler le monde, les paroles blanches, incertaines, entre le froid du désert et la sécheresse de l’été, c’est la fin, le voyage s’arrête (comme la vie), on ne voit plus rien
Lu par un unique lecteur, un étranger, un Indien, le poète est voué à une mort gratuite, un retrait digne, dénué de toute transaction
Ayant vécu « ma vie » sous le signe de la gratuité, « ma mort » arrive quand à cette place s’impose l’échange, la circulation du sang
Faire payer à l’autre l’écart entre survie et sur-vie.