« Shoah » (Claude Lanzmann, 1985), d’après « Je n’avais que le néant, Shoah par Lanzmann » (Guillaume Ribot, 2025)
Il ne s’agit ni de raconter la Shoah, ni d’en exhiber les archives, mais d’en témoigner, d’y mourir vivant
Il ne s’agit ni de raconter la Shoah, ni d’en exhiber les archives, mais d’en témoigner, d’y mourir vivant
En exigeant une justice impossible à instaurer, le dibbouk interdit l’oubli
Le monde qui s’en est allé nous laisse sans orientation : tu n’as pas de chemin pour moi, je n’ai pas de chemin pour toi, mais si tu me suis, nous irons au-delà
Je n’ai rien d’autre à transmettre que ma singularité, ma personnalité, en tant qu’elle est unique, insubstituable
Dans un monde flottant, réduit à des vestiges, il n’y a pas de finalité à l’errance
Témoigner d’un silence, dans le lieu impersonnel, abstrait et vide du « non-chez-soi »
Seul un autre peut dire, à la place du « je » souverain : « Moi, je suis mort ».
La poésie qui reste, c’est le don d’une page vierge où écrire son secret
Ce qui, en plus d’un film, reste d’un tournage : le destin bouleversé des acteurs d’occasion.
Quand l’amour se décide, la trace se retire, elle s’efface – il faut plonger dans l’incertitude.
En se projetant sur d’autres surfaces, la trace d’un film parasite notre perception.
On ne peut pas se préparer à la mort, tout ce qu’on peut faire, c’est en exiger toujours plus, plus encore que la vie.