Sauve qui peut (la vie) et Voyage à travers un film (Sauve qui peut (la vie)) (Jean-Luc Godard, 1980 et 1981)
Un film qui exhibe le chaos primordial du monde : pouvoir, violence, obscénité, solitude
Un film qui exhibe le chaos primordial du monde : pouvoir, violence, obscénité, solitude
Par l’irruption d’un visiteur, le sexuel se désincarne, la famille se déconstruit, chacun se donne sans condition et nul ne connait plus sa place
Un film déréglé, qui renvoie péniblement au pire dérèglement, celui du monde
Le rejet de toutes les valeurs par un personnage obscène, inqualifiable, fait advenir un amour irrésistible, injustifiable, intenable, qui ne trouve de réciprocité que dans la mort
Ce qui, en-dehors de toute règle, s’interpose dans les brèches de la famille, du lien conjugal, est brutal, excessif, traumatisant, destructeur
Se débarrasser de l’obscène, le cacher, éviter de le rendre public, telle est la morale dont il faut prendre le contre-pied.