Queer (William S. Burroughs, 1952, Luca Guadagnino, 2024)
Il faut, pour cheminer vers le deuil, le soutien d’une addiction, d’une substance pharmacologique
Il faut, pour cheminer vers le deuil, le soutien d’une addiction, d’une substance pharmacologique
En-deçà de l’amour surgit la violence primordiale, inexplicable, de l’archi-amour
En l’absence de preuve, il faut un témoignage – fût-ce d’un enfant – pour décider, mais le jugement véritable, s’il en est, pourrait venir d’ailleurs
Je ne peux prétendre qu’en vérité, « Je suis mort », qu’en prenant l’identité d’un vivant assez crédible pour dire : « il est mort », mais alors ce « il », ce doit être aussi moi
Au cinéma, la présence des morts est illimitée : on ne peut que les sacrifier, dissimuler leur présence sous d’autres films, toujours plus.
Réitérer, par une alliance avec le film, l’alliance entre le mort et la vie.
Un fil caché aussi ambigu qu’un pharmakon, qu’un hymen.
Ce n’est pas pour ses propres fautes qu’on paie, mais pour celles d’un autre.
Les traces des civilisations disparues appellent un deuil inarrêtable, une hantise infinie, qu’aucun savoir ne peut effacer.
Il s’est souvenu d’autres vies et d’autres mondes qu’il a portés; un autre vivant surviendra, peut-être, pour les porter à nouveau.
On ne peut ni s’approprier une signature, ni usurper un nom innocemment.
Tu répondras à l’autre, dans l’irresponsabilité la plus absolue.
S’appuyer sur le mythe le plus courant pour inventer un autre référent, tout aussi mythique.