White Dog (Samuel Fuller, 1982) – Dressé pour tuer
Le conditionnement au racisme est irréversible, c’est un crime que rien ne peut réparer ni compenser
Le conditionnement au racisme est irréversible, c’est un crime que rien ne peut réparer ni compenser
La mise en scène d’une histoire diffractée, disséminée, inépuisable, enfouit dans l’obscurité la folie incestueuse des personnages
Le jugement final, c’est que nul ne peut témoigner de la vérité.
Chaque jour ton corps change, tu es la même personne sans l’être et tu peux te réveiller tout·e autre.
La poésie qui reste, c’est le don d’une page vierge où écrire son secret
Ce qui fait la beauté irremplaçable du film et aussi sa faille, c’est que rien ne transpire du secret.
Ce n’est pas pour ses propres fautes qu’on paie, mais pour celles d’un autre.
L’ange vivant de la mort appelle le photographe, il lui donne accès à un monde sans deuil, ni devoir, ni dette.
On ne peut ni s’approprier une signature, ni usurper un nom innocemment.
Complaisamment j’exhibe toutes les facettes de mon image, afin de protéger mon secret.
Dans une vacuité absolue, il cherche en elle un secret inavouable – mais il n’y en a pas.