Œdipe-roi (Pier Paolo Pasolini, 1967)
Œdipe errant, aveugle, dégagé de toute généalogie, détaché de toute communauté, chargé de fautes involontaires, pose la question d’une sainteté à venir
Œdipe errant, aveugle, dégagé de toute généalogie, détaché de toute communauté, chargé de fautes involontaires, pose la question d’une sainteté à venir
Dans un monde déréglé, sans lien social ni valeurs, on ne peut s’appuyer que sur une famille étroite, et des corps quasi morts
Une pure éthique singulière, inconditionnelle, d’une absolue simplicité, ne peut pas se mesurer à l’injustice
« Il faut porter l’autre », un commandement amoureux, indispensable, irréalisable, indéfiniment répété, impossible et nécessaire
L’ange vivant de la mort appelle le photographe, il lui donne accès à un monde sans deuil, ni devoir, ni dette.
Les traces des civilisations disparues appellent un deuil inarrêtable, une hantise infinie, qu’aucun savoir ne peut effacer.
L’innocence exige une réparation aussi grandiose ou monstrueuse que la faute – et aussi le retour à l’ordre et à la loi.
Tragi-comique, scandaleux, imparable et inéluctable, l’événement sacré qui fait de Dieu une femme.
Il suffit d’une goutte de sperme pour que s’efface la fiction d’une appartenance pure, indéniable.