Tout le monde aime Jeanne (Céline Devaux, 2022)
Il vaut mieux, pour se dégager du deuil, choisir le pas de côté qui éloigne du réel.
Il vaut mieux, pour se dégager du deuil, choisir le pas de côté qui éloigne du réel.
Un film, dans le film, révèle une vérité dont il témoigne par le montage.
Mourir une deuxième fois, vivante, pour une autre alliance, plus porteuse d’avenir.
Je dois, pour sur-vivre, me dépouiller de tout ce qui m’appartenait : identité, culture, personnalité, profession, croyances, etc.
Perdre un monde suppose de renoncer aussi à une part de soi , un quasi-suicide qui conditionne la possibilité de continuer à vivre.
Entre calculabilité universelle et incalculabilité du travail, le balancier de l’horloge oscille
Déliée de toute dette, elle reste paralysée au bord de l’inconditionnel.
Je renonce à suivre les commandements de la société, du père, pour devenir ce que je respecte vraiment : un nom unique, irremplaçable, et rien d’autre.
Plutôt que d’interpréter un rôle dans un film, il aura préféré jouer ce rôle dans la vie en se retirant d’un monde dans lequel il ne pouvait que mourir.
Vivre sous la contrainte d’un devoir d’amour, un archi-amour indéterminé, insaisissable.
Une expérience d’hospitalité, même forcée, ça peut conforter le chez soi, faire du bien.
Il faut, pour sauver les livres, sacrifier et sa mort et sa vie, mourir pour que vive l’à-venir des livres
Faire payer à l’autre l’écart entre survie et sur-vie.
Il aura fallu, pour commencer à vivre, un avertissement supplémentaire : tu te dois à la mort.
En s’affirmant performative, la déclaration du transgenre, du non-binaire, appelle une confirmation publique, identitaire.
Une aventure vécue en bordure parergonale du monde, dans le manque creusé par une disparition.
La paternité n’est pas biologique, mais performative : est père celui dont l’enfant croit qu’il est le père